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Séminaire

Discussion avec Pierre Langlais, journaliste spécialiste des séries à Télérama

Pour la quatrième séance de son séminaire, DEMOSERIES reçoit le journaliste Pierre Langlais pour discuter de sa trilogie publiée chez Armand Colin : Créer une série (2021), Incarner une série (2022) et Réaliser une série (à venir début 2024).

Pierre Langlais est journaliste spécialiste des séries à Télérama et chroniqueur au Cercle Séries (Canal+). Il couvre l'ensemble du monde sériel, et critique les œuvres qu'il produit, depuis presque deux décennies. Il a écrit trois essais complémentaires, Créer une série (Armand Colin, 2021), Incarner une série (Armand Colin, 2022) et Réaliser une série (Armand Colin, à venir début 2024).

Programme de la discussion

En France, les séries sont passées en à peine deux décennies du statut de vulgaires rejetons du cinéma à celui d’art populaire respectable et digne d’intérêt médiatique. Suivies par des millions de spectateurs, critiquées, affichées en une des magazines, elles ont à peine eu le temps d’être considérées comme des œuvres complexes que déjà le rouleau compresseur du marketing et de la communication de masse leur passe dessus. On en parle tout le temps mais on n’a rarement le temps d’en parler en longueur, encore moins avec ceux qu’on appelle désormais les « talents ».

Journaliste spécialiste des séries pour Télérama depuis une quinzaine d’années, j’ai la chance de souvent échanger avec celles et ceux qui font les séries, les créent, les écrivent, les interprètent, les dirigent. Mais même le plus long des articles ne peut couvrir qu’en partie le geste créatif, tous les désirs, les idées, les inspirations mais aussi les tâches plus ou moins ingrates qui font la difficulté de ce sacerdoce.

J’ai donc écrit une trilogie publiée chez Armand Colin, Créer une série (2021), Incarner une série (2022) et Réaliser une série (prévu début 2024), trois essais pour faire entendre sur la longueur la voix de près de cinquante artistes, interviewés entre trois et quatre heures chacun. Trois livres, mille pages sans contradictions, purs témoignages techniques et intimes qui disent leurs joies et leurs souffrances, et d’où se dégagent des points communs. Sur le papier, l’Américain David Simon (The Wire) et la Française Fanny Herrero (Dix pour cent) n’ont pas grand-chose en commun. Pas plus que la Néo-Zélandaise Jessica Hobbs (The Crown) et le Suédois Henrik Georgsson (Bron). Pourtant, en les écoutant se raconter, j’ai vu surgir quelque chose qui ressemble à un monde, une famille, une connexion artistique qui confirme que les séries ne sont pas un pur produit de consommation, pas plus qu’une sorte de cinéma, mais un art à part.

Pour suivre la retransmission en Zoom de la discussion, veuillez vous inscrire via ce lien : https://pantheonsorbonne.zoom.us/meeting/register/tJwvdu2rrT4qE9MVJFhiWZxCzbrYhq9VSLS1